L’Endométriose, et si on en parlait ?

Coucou les filles, j’espère que vous allez bien! Après une absence de deux semaines, me revoilà! Je suis très occupée entre les cours, mon boulot, le bénévolat, mon projet et surtout le repos !

Nous sommes au mois de mars, le printemps arrive officiellement dans 2 semaines et nous savons que mars rime avec mois de la femme (Bonne fête à vous toutes les femmes de ce monde) et notamment de l’endométriose. En effet, mars est le mois qui a été choisi pour la prévention de cette maladie et c’est pourquoi j’ai décidé de vous livrer mon témoignage sur l’endométriose qui reste encore une pathologie mystère.

Pour commencer, l’endométriose qu’est-ce que c’est ?

Pour faire simple, l’endométriose est une maladie hormonale. La paroi de l’utérus est tapissée d’une membrane appelée appelé endomètre. Lorsque les règles arrivent grâce aux hormones féminines (œstrogène et progestérone), l’endomètre épaissit pour préparer l’utérus à la grossesse. S’il y a absence de grossesse, une partie de l’endomètre qui n’est plus nécessaire est éliminée par les menstruations. Toutefois chez certaines femmes, cette partie (que j’appellerai par la suite les lésions ou le tissu), ne s’évacue pas via le vagin et va à l’extérieur de l’utérus. C’est ce qu’on appelle l’endométriose.

Ce tissu s’attache aux parois de l’abdomen (notamment les intestins) et d’autres organes : les reins, le rectum, l’appendice etc et parfois il peut atteindre les poumons. Même si ce tissu d’endomètre est en dehors de l’utérus, il réagit encore aux hormones responsables des règles (d’où les douleurs à ces endroits pendant les ragnagna).

Quels sont les symptômes ?

Il faut savoir qu’une femme sur trois est atteinte d’endométriose (et non pas 1 femme sur 10 comme on le dit partout), oui c’est mon gynéco qui me l’a dit! Comme toute pathologie, l’endométriose est plus ou moins sévère. Elle compte 4 stades (1 à 4), déterminé par l’étendue et la localisation des lésions dans votre corps. Plus les lésions sont étendues ou touchent des organes sensibles du corps et plus le stade est élevé. Le stade 4 est le plus important.

En ce qui concerne les symptômes, ils vont différer selon les personnes mais en général les premier est bien entendu les règles douloureuses. Si pendant vos périodes vous avez très mal, il se peut que vous ayez l’endo, mais d’autres signes vont venir vous éclairer. La diarrhée (oui ce n’est pas très glamour) en est un ainsi que les nausées, la fièvre, la difficulté à uriner ou à aller à la selle. Si en plus vous éprouver des difficultés à vous lever les premiers jours de votre cycle…Eh bien il se peut que ce soit bien une endométriose. Cependant la seule et unique façon d’être sure, c’est d’aller voir votre médecin traitant ou gynécologue et de lui demander une ordonnance pour une échographie ou une IRM. On verra alors sur les images s’il s’agit bien d’une endo ou pas.

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Un dessin pour bien illustré ce qu’il se passe dans l’utérus 🙂

Enfin, si vous avez des cycles irréguliers et douloureux, il se peut que ce soit aussi le syndrome des ovaires polystiques c’est à dire que vous secrétez un taux anormal d’hormones masculines, mais j’aborderai plus tard ce sujet dans un autre article car il s’agit d’une autre pathologie hormonale.

Rappelez-vous, qu’il n’est pas normal de se tordre de douleur pendant les menstruations, peu importe ce que vous dira le médecin. Parce que moi j’en ai consulté et  qui m’ont dit « c’est normal d’avoir mal », « faut pas exagérer », « vous êtes un peu douillette, c’est tout » WHAT ? VRAIMENT ? J’en venais à me dire parfois mais j’invente peut-être, c’est dans ma tête mais non la douleur me faisait comprendre que c’est bien réel !

Quelles sont les conséquences de l’endométriose ?

La conséquence la plus connue est l’infertilité. La plupart des femmes atteintes d’endométriose ont des problèmes pour concevoir.  

Selon la région ou les lésions se logent après être sorties (malencontreusement) de l’utérus, vous aurez plus ou moins du mal à tomber enceinte. Certaines femmes ont leurs trompes de Fallope partiellement ou totalement bouchées, d’autres voient leurs ovaires recouverts de kystes (c’est très commun) et d’autres encore ont ces deux problèmes cumulés et autre chose. Par exemple, les kystes aux ovaires peuvent empêcher l’ovulation (donc l’absence de règles) ou bien influer sur la qualité de celle-ci (le nombre de follicules) : l’ovule étant moins bon, il peut ne pas survivre à la rencontre avec les spermatozoïdes. Quant aux trompes bouchées, elles ne permettent pas aux spermatozoïdes d’arriver jusqu’à l’ovule.

Endométriose et adolescence - ©May Endofrance
Source Endo France

Sachant qu’une femme « normale » en période de fertilité à 30% de chance de tomber enceinte, imaginez donc pour une femme atteinte d’endométriose comment cela peut être compliqué.

Comment vivre avec la maladie ?

De nouveau, cet aspect dépend de la personne. Pour ma part actuellement, je n’ai pas de grandes difficultés à vivre avec même s’il y a quelques années (avant le diagnostic), c’était très compliqué lorsque j’étais indisposée. J’avais très mal au ventre et j’étais dans l’incapacité de me lever ou de marcher les trois premiers jours. Lorsque je n’avais vraiment pas le choix, par exemple pour aller au boulot, je devais me faire violence.

J’ai discuté sur des forums et j’ai rencontré en personne plusieurs femmes et jeunes filles atteintes d’endo à l’occasion de groupes de parole, et certaines racontaient que même en dehors des règles elles avaient des crises. Leurs crises se matérialisaient par des bouffées de chaleur, des douleurs en bas du dos, au niveau des reins, du ventre, des ovaires ou même par des difficultés à respirer car parfois les lésions peuvent remonter jusqu’aux poumons. Je vous passe les détails mais je me suis vraiment dit que j’avais de la chance dans mon malheur parce qu’en dehors des règles je n’ai pas spécialement mal. Vivre avec cette maladie peut être vraiment compliqué.

Les remèdes à l’endométriose ?

L’endométriose est une maladie hormonale qui ne se guérit pas. Tant qu’une femme sécrètera des hormones, et qu’elle sera porteuse de cette maladie, elle continuera à avoir des lésions qui iront en dehors de l’utérus. L’heure de la délivrance arrive lorsque la ménopause apparait mais on sait très bien que lorsqu’on a 20 ans, la ménopause est bien loin qu’il faut donc, trouver autre chose pour se soulager.

Vous avez alors plusieurs options, la première est l’opération pour enlever les lésions et si vous en avez, les kystes aux ovaires. Le problème de ce type d‘intervention est que lorsqu’on touche aux ovaires, on réduit la réserve ovarienne et donc vous aurez encore plus de difficultés à tomber enceinte naturellement, il vous faudra surement une stimulation ovarienne pour produire des follicules. Mais si vous avez vraiment mal, c’est l’une des solutions pour soulager vos douleurs même si les lésions reviendront quoi qu’il arrive.

Comme autre opération, pour celles qui ont eu des enfants et qui savent qu’elles n’en veulent plus (ou qu’elles ne peuvent malheureusement plus en avoir), il y a l’hystérectomie, c’est-à-dire l’ablation partielle ou totale de l’utérus. En effet, pas d’utérus= pas d’hormones= pas de règles=pas d’endométriose. C’est radical.

Pour celles qui ne souhaitent ni intervention ou qui sont loin de la ménopause comme moi, il y a de nombreux traitements mis au point pour réduire la douleur : le premier est la prise de la pilule en continue, pour empêcher l’ovulation et donc aux règles d’arriver. Il y a aussi celui de la pré-ménopause qui consiste à vous mettre pendant quelques mois en ménopause pour permet de réduire la taille des kystes ou fibromes s’il y en a et stopper les règles. Il faut savoir que les traitements entrainent des effets secondaires comme la prise de poids, la rétention d’eau, tout dépend du dosage des hormones dans le médicament.

Je suis consciente que mes propositions sont uniquement des solutions médicales mais c’est celles que j’ai entendu ou bien qu’on m’a moi-même proposé à un moment donné. J’ai fait de nombreuses recherches sur les astuces pour apaiser ou réduire l’endo et je suis tombé sur plusieurs articles parlant de l’alchémille. L’alchémille est une plante qui était utilisée dans le temps pour soulager les problèmes hormonaux des femmes. Elle a une action progestative, c’est-à-dire elle permet de d’équilibrer le taux de progestérone dans le sang. Diverses études ont été menées et même s’il y a peu de résultats connus, il semble qu’elle ait une action efficace sur l’endométriose. Donc je vous conseille d’en acheter, j’en ai moi-même chez moi et j’en bois par cure de 8-10 jours à partir du 20 ème jour de mon cycle jusqu’à l’arrivée de mes règles et ça marche! Sincèrement, j’ai moins de douleurs. Je ne dis pas que les douleurs disparaîtront mais elles seront moins présentes. Dans mon article « Et si on parlait des règles ? », je vous donne plusieurs conseils pour apaiser les souffrances liées aux menstruations et elles marchent également pour l’endométriose.

Une dernière chose très importante, changez votre alimentation car une alimentation trop riche va agir sur le taux d’hormones et ce n’est pas bon. Plus vous mangerez gras et plus vos taux d’œstrogène et de progestérones seront impactés. C’est pourquoi il est conseillé de manger équilibré : légumes à chaque repas, pas trop de féculents, des fruits et évitez les produits laitiers. Vous verrez que ça influencera à terme sur vos douleurs. En fait, pour les atténuer, il faut vraiment réajuster divers petits paramètres : alimentation, faire du sport etc.

Endométriose et grossesse, est-ce compatible ?

Bien sur ! On peut souffrir de l’endométriose et avoir des enfants. En fait, tout va dépendre de votre stade, plus le stade est bas et plus il sera plus facile pour vous d’avoir des enfants (naturellement). Et même si vous avez un stade élevé, les grossesses naturelles sont tout à fait possibles. Beaucoup de femmes pensaient que c’était fichu mais finalement elles ont eu plusieurs grossesses naturelles.

De toute façon, vous avez l’option de faire une FIV (vivement conseillé), une insémination artificielle ou bien en dernier recours le don d’ovocyte.

Vous savez lorsque j’allais à des groupes de parole ou quand je vois les messages des groupes Facebook sur lesquels je me suis inscrit, je vois beaucoup de femmes désespérées et en détresse. Je ne cache pas qu’un moment j’étais dans ces états (c’était avant), mais il y a de nombreux miracles qui se produisent. Elles sont nombreuses à dire que leur médecin leur a dit qu’une grossesse naturelle ou bien juste une grossesse tout court serait compliqué. J’en ai vu qui pleuraient et qui ne savaient pas quoi faire.

Alors déjà ce que je vous préconise c’est :

-de garder espoir, les bonnes surprises arrivent toujours

-de consulter au moins deux médecins pour avoir un second avis voire même un troisième médecin qui va corroborer les dires d’un des deux. Car la science n’a pas toujours raison et elle se trompe souvent! J’ai rencontré des femmes à qui on avait dit qu’elles ne seraient jamais mère et elles ont eu des enfants naturellement sans aide médicale (comme des grandes lol).

-de ne jamais faire de recherches sur le net. Vous allez toujours tomber sur des choses qui vont vous inquiétez plus qu’autre chose. Tous les médecins le disent, n’allez pas sur internet chercher ce qu’on vous a diagnostiqué car vous allez tomber sur des témoignages difficiles voire des gens qui vont dire que ce que vous avez s’apparente au cancer… Sachant que vous allez davantage lire des témoignages de personnes qui seront en détresse que de personnes qui vont vous redonner espoir.

Voilé les filles, j’espère que mon article vous a plu. Et qu’il va vous éclairer sur l’endométriose. Partagez-le et commentez. Si vous avez des questions, contactez-moi sur le site, sur la page Facebook ou bien sur Instagram : @Nazali_Emma.

On se retrouve bientôt avec un nouvel article !  

5 réflexions sur “L’Endométriose, et si on en parlait ?

  1. Elisabeth Diana dit :

    Merci, j’ai beaucoup aimé l’article et je comprend mieux de quoi je souffre. Mais j’aimerais savoir est ce que ce problème peut rendre les rapports sexuels plus douloureux ??

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    • Nazaliemma dit :

      Coucou Elisabeth, je prépare un article sur ce thème précis : endo et sexualité.
      Pour répondre à ta question, oui tu peux avoir mal pendant les rapports sexuels car selon la localisation des lésions, les douleurs sont plus ou moins présentes.
      L’un des moyens pour se soulager est d’opérer pour retirer les lésions en question

      J'aime

  2. Yenan dit :

    Grand merci pour cet article très enrichissant ,j’ai bcp appris.
    Ma question est la suivante: est-ce normal d’avoir des douleurs pendant la période d’ovulation lorsqu’on souffre de l’endométriose?

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    • Nazaliemma dit :

      Coucou Yenan, ou as tu mal exactement ? Si tu as mal aux ovaires, c’est normal car c’est la période d’ovulation. La plupart des femmes ont mal à l’utérus durant cette période. Par contre si tu as mal par exemple au ventre ou ailleurs, il peut s’agir du taux de variation des hormones. N’oublies pas que l’endometriose est une maladie qui est relié aux hormones.
      Dis moi si j’ai pu t’éclairer ! Bon dimanche

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